Soyez Participatifs !

Projet de la classe de CM2 de La Barre-en-Ouche

01.03.2026
Ecole primaire La Barre-en-Ouche
Circonscription n°3
Haute-Normandie

Député
MAUVIEUX Kévin

Nous sommes les 19 élèves de la classe de CM2 de l'école de La Barre-en-Ouche. 

Avant de nous lancer dans l'élaboration de la proposition de loi, nous avons découvert le rôle de l'Assemblée nationale avec des vidéos et des documents. 

Nous avons reçu le Major de gendarmerie locale, nous avons échangé sur les réseaux sociaux : ce que c'est, les dangers, les vigilances à avoir. 

Nous avons ensuite travaillé en groupe sur les dangers des réseaux sociaux. Nous en avons d'abord identifié, puis nous en avons choisi certains afin de faire des recherches sur leurs impacts. 

Ces recherches nous ont permis de trouver des idées pour lutter contre les dangers repérés et ainsi écrire des propositions d'articles. 

Nous avons reçu Monsieur le Député le 5 février : il nous a parlé de son rôle et il nous a aidés à finaliser nos propositions d'articles. Les échanges ont été fructueux ! 

Petites voix, grandes décisions

01.03.2026
Ecole primaire publique Marc Bourhis
Circonscription n°8
Bretagne

Député
BALANANT Erwan

Participer au Parlement des enfants, c’est une chance incroyable pour nous, les 22 élèves de CM2 de l’école Marc Bourhis à Trégunc, en Bretagne ! Grâce à ce projet, nous découvrons comment fonctionne notre démocratie et comment chacun peut y prendre part.

Représenter la 8ᵉ circonscription du Finistère est une grande fierté. Nous sommes impatients de partager nos idées et de montrer que, même jeunes, nous pouvons agir pour améliorer les choses autour de nous.

Ensemble, nous apprenons, nous réfléchissons et nous nous engageons pour devenir des citoyens actifs et responsables.

Notre engagement citoyen ne date pas d’aujourd’hui. Depuis le CM1, nous découvrons la citoyenneté grâce au Passeport du civisme en partenariat avec la mairie. Nous avons choisi nos délégués de classe et participé aux élections pour le Conseil municipal des enfants. Ces expériences nous ont aidés à mieux comprendre le rôle du vote, la représentation des citoyens et l’importance de s’engager pour sa commune et pour les autres.

Le thème de cette année nous touche particulièrement : les réseaux sociaux occupent une place importante dans notre vie quotidienne. Ils nous permettent de communiquer, de nous exprimer et de nous amuser, mais ils peuvent aussi présenter des risques qu’il est important de connaître.

Ce projet nous aide également à développer des compétences essentielles pour devenir de véritables citoyens :

Comprendre le rôle du Parlement et des députés,
Exprimer nos idées et débattre,
Proposer des solutions collectives,
Respecter les règles et les autres.
Pour créer notre proposition de loi, nous avons vécu une vraie aventure citoyenne et beaucoup appris pas à pas. 

Tout a commencé par comprendre ce qu’est un réseau social, comment il fonctionne et pourquoi il est si présent dans notre vie. Nous avons ensuite réfléchi aux dangers qu’il peut comporter, comme le harcèlement ou le partage d’informations personnelles, et aux précautions à prendre pour rester en sécurité.
Ensuite, nous avons découvert comment fonctionne le Parlement des enfants et le rôle des députés. Pour mieux comprendre l’Assemblée nationale, nous avons regardé une vidéo sur le Palais Bourbon et lu une BD qui explique son organisation et comment les lois sont discutées et votées. C’était un peu impressionnant de visiter le monde réel des députés et des lois !
Après cette découverte, nous avons étudié des propositions de loi réalisées par des classes ayant participé aux éditions précédentes, pour voir des exemples concrets et comprendre comment construire un texte efficace. 
Puis, nous avons appris à construire notre propre proposition de loi. Nous avons découvert l’exposé des motifs, qui explique pourquoi la loi est importante et ce qu’elle veut changer. Nous avons aussi étudié les articles de la loi, ce qu’ils doivent contenir et comment les rédiger clairement pour que tout le monde comprenne.
Un moment particulièrement fort de cette aventure a été notre rencontre avec le député de notre circonscription : monsieur Balanant. Ce temps d’échanges a été très enrichissant : nous avons pu lui poser de nombreuses questions sur son rôle, ses missions et son travail au quotidien. Nous lui avons également lu notre exposé des motifs et présenté les articles que nous étions en train de rédiger. Ses conseils et ses réponses nous ont permis de mieux comprendre comment un député accompagne la rédaction d’une loi et écoute les propositions des citoyens, même quand ce sont des élèves !


Grâce à toutes ces étapes, nous avons travaillé en équipe pour écrire notre texte final. À chaque fois, nous avons mieux compris comment les députés travaillent, comment on fait une loi, et pourquoi il est important de se mettre d’accord tous ensemble. Ce projet nous a montré que la citoyenneté, c’est aussi prendre ses responsabilités, écouter les autres et trouver des idées pour que tout le monde vive mieux.

On aimerait bien continuer cette aventure encore longtemps ! Mais même si ça s’arrête là, on gardera toujours en tête tout ce qu’on a appris et les bons moments qu’on a passés ensemble.
 

 

Classe de 6e5 du collège Armorin à Crest (Drôme)

01.03.2026
Collège François Jean Armorin
Circonscription n°3
Rhône-Alpes

Députée
POCHON Marie

Nous avons d’abord travaillé sur la définition des termes du thème de l’année 2025-2026, « La protection des mineurs contre les dangers des réseaux sociaux. »

La protection est l’action de défendre, l’aide. On pourrait ajouter : l’appui ; l’assistance ; le secours ; le soutien
Les mineurs ont moins de 18 ans, mais ce sont les moins de 15 ans qui sont concernés, ou les moins de 16 ans en Australie.
Un Réseau social est une plateforme sur internet qui permet des échanges d’informations. Nous avons trouvé quelques exemples : WhatsApp, Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook, etc. On pourrait élargir la définition : un réseau est tout ce qui met en relation, en communication. Certains considèrent donc Youtube comme un réseau social, ou Wikipedia, ou les plateformes de streaming (comme Kick ou Twitch) ou de jeux (comme Reddit). Dès qu’il y a un contact entre un utilisateur d’internet et une plateforme de diffusion d’informations, on serait alors dans un réseau social. Pronote serait alors un réseau social.
Les dangers sont multiples. Notre classe en a trouvé 6.
1- Tout d’abord, on regarde des écrans. Donc on perturbe, le sommeil, la concentration.

2- Ensuite, les informations ne sont pas contrôlées, c’est-à-dire qu’on accède à tout, sans interdiction.

3- Le troisième danger, c’est l’addiction. C’est quand on ne peut plus se passer du plaisir qu’on trouve sur les réseaux.

4- Ensuite vient le harcèlement par les autres internautes. On devient alors une victime.

5- Cinquième danger : le piratage. On peut se faire voler son identité ou sa photo.

6- Le dernier danger que nous avons trouvé est celui qui explique l’importance des réseaux. Beaucoup d’argent est en jeu : les GAFAM sont très riches et ont les moyens de faire pression. GAFAM est l’acronyme de G = Google, A = Apple, F = Facebook devenu Meta, A = Amazon, et M = Microsoft. Elles sont appelées les Big Five.

Nous avons ensuite fait des recherches sur le thème des réseaux sociaux. Nous avons lu six articles du journal Le Monde.

• Le premier article concernait une tribune de députés européens. Titre de l’article = « Pour protéger les plus jeunes sur les réseaux, établissons en Europe l’âge de la majorité numérique à 15 ans ».

L’auteur explique que les réseaux sociaux sont des outils formidables qui ouvrent sur le monde. MAIS ils présentent des risques énormes comme l’anxiété, les mutilations ou le Cyberharcèlement.

Les députés européens estiment qu’il faut un certain âge pour maîtriser les contenus des réseaux sociaux, de même qu’il faut avoir 16 ans pour conduire. C’est le même principe. Donc, ils proposent d’établir la majorité numérique à 15 ans, ce qui obligera les plateformes à vérifier l’âge des utilisateurs.

• Le deuxième article abordait un point difficile. Comment vérifier l’âge de celle ou celui qui se connecte. On a donc mis au point un outil européen pour vérifier l’âge des internautes. Titre de l’article : « La Commission européenne lance un prototype d’application de vérification d’âge des internautes ». Dans certains cas, et depuis longtemps, les plateformes doivent vérifier que l’utilisateur est majeur, par exemple pour les jeux d’argent ou la vente de produits illicites comme l’alcool. La commission européenne propose d’étendre cette vérification aux moins de 15 ans pour les réseaux. Mais avec plus de garanties.

• Le troisième article concernait aussi les moyens de faire vérifier son âge. Titre de l’article : « Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : pourquoi tout le monde devra bientôt faire vérifier son âge » Le problème, c’est que tout le monde devrait prouver son âge, y compris les adultes. Il sera donc plus compliqué de se connecter à un réseau, même pour les adultes. Les GAFAM ne sont donc pas contentes, car elles vont perdre des clients.

La procédure risque d’être lourde. Il ne faut pas que le réseau social connaisse les documents qui ont servi à prouver l’âge, ni que l’organisme qui fournit la preuve de l’âge connaisse le nom du site consulté. C’est ce qu’on appelle le « double anonymat ».

La Commission européenne souhaite aussi interdire les captures d’écran des contenus postés par des mineurs de 15 à 18 ans et rendre leurs comptes uniquement accessibles à leurs amis. On ne peut donc pas faire autrement que de vérifier l’âge.

• Le quatrième article critiquait l’obligation de faire vérifier son l’âge. Son titre est : « Pourquoi la généralisation du contrôle de l’âge inquiète les défenseurs des libertés numériques » Plusieurs personnes ont critiqué l’obligation de faire vérifier son âge.

D’abord, cela génère des données comme la photo, ou la date de naissance, ou le scan de sa pièce d’identité. C’est une aubaine pour les pirates.
Les plateformes risquent de s’autocensurer, et de supprimer des contenus utiles. Par exemple, les informations sur le cancer du sein, juste parce qu’il y a le mot « sein ».
On peut facilement tromper sur son âge. C’est donc un faux remède miracle.
L’auteur de l’article conclut que mieux vaudrait sensibiliser les parents et éduquer les enfants.

• Le cinquième article allait plus loin. Si on ne peut pas vraiment vérifier l’âge, qui va se charger d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans ? Ce seront les parents, bien sûr. Titre de l’article : « On demande aux parents de faire le “sale boulot” que l’État refuse d’imposer aux géants du numérique »

L’auteur explique que les réseaux sociaux nous rendent malades, « drogués ». Or, dans tous les secteurs qui vendent des produits dangereux (pharmacie, automobile, jouets par exemple), c’est au fabricant de prouver que son produit est sans danger. Pourquoi pas les réseaux sociaux ?

L’auteur est contre l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs parce qu’il pense que cela aggrave le problème. En effet, on tient le raisonnement suivant : puisque le produit est interdit aux jeunes, pas besoin de démontrer qu’il est sans danger.

L’auteur dit que le numérique est le seul secteur où l’on met sur le marché des produits pour les enfants sans avoir à prouver qu’ils sont sans danger. « Nous certifions les jouets, les crèmes hydratantes et les lunettes, pourquoi pas les réseaux sociaux ? ». L’auteur veut donc qu’on mette en ligne des contenus certifiés sans danger pour les enfants.

• Le dernier article présentait le cas de l’Australie qui a devancé la France et l’Europe.

Nous avons lu en réalité deux articles. « Les débuts balbutiants de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans » et le deuxième « Meta demande à l’Australie de revenir sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans. »

En Australie, 96 % des 10-15 ans utilisent des réseaux sociaux. C’est beaucoup plus qu’en Europe.

Le 10 décembre dernier, le gouvernement australien a décidé d’interdire les réseaux sociaux au moins de 16 ans. Mais c’est avec un système différent de celui du double anonymat adopté par l’Europe qu’on a vu dans le troisième article. Les plateformes elles-mêmes doivent vérifier l’âge. Elles utilisent alors une webcam ou le scan de la pièce d’identité. Il est donc facile de tricher, de donner une fausse photo par exemple. Meta annonce avoir bloqué 544 000 comptes d’adolescents, mais proteste contre la loi.

Toutes nos réflexions ont un peu été dépassées par la loi 23 janvier 2026, qui porte sur les réseaux sociaux.

Avant le vote de la loi, les députés ont constitué une commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Une commission d’enquête est une étude conduite par quelques députés, qui posent des questions aux gens qu’ils convoquent. Nous avons regardé quelques extraits de l’audition des parents des victimes de Tiktok : les ravages sur les enfants produisent des cas mortels.

Les motifs de la loi du 23 janvier 2026 exposent les raisons qui ont conduit à proposer la loi. La rapporteure insiste sur le danger des réseaux sociaux pour les enfants : les contenus ne sont pas modérés, et les algorithmes sont très efficaces pour enfermer les usagers dans les spirales de violences, de promotion de l’automutilation ou du suicide. Aucun réseau social ne peut être qualifié d’éthique (l’éthique c’est le respect de la morale et de l’être humain). La rapporteure conclut donc que la loi doit éviter les drames.

La loi contient 7 articles.

• article 1 : Il interdit l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. La loi précise que les comptes déjà ouverts par des mineurs seront suspendus. Les plateformes ont l’obligation de contrôler l’âge. On met en place un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans, c’est-à-dire une impossibilité de se connecter pendant les heures de sommeil (22h-8h). Les interdictions ne s’appliquent pas aux encyclopédies en ligne ni aux répertoires éducatifs.

• article 2 : De lourdes amendes sont prévues, jusqu’à 150 000 euros.

• article 3 : Informer sur les risques. Il faudra une information sur les risques pour la santé au début des messages publicitaires pour les réseaux sociaux, et les emballages des smartphones devront comporter des messages du type : « déconseillé aux mineurs de moins de 13 ans ».

• article 4 : il concerne l’éducation au numérique. Il faudra informer sur les dangers pour la santé mentale dès l’école primaire, sur le harcèlement, et sur l’impact environnemental.

• article 5 : Un bilan dans trois ans. Ce bilan pourra faire changer la limite d’âge.

• article 6 : Interdiction des portables au lycée. Ce serait donc comme au collège : les députés disent que les résultats au collège sont très encourageants.

• article 7 : Création d’un délit de négligence numérique. Ce délit concernera les parents négligents, mais seulement dans trois ans, pour laisser le temps aux parents de s’informer.

 

 

 

Réflexion de la 6E4 sur les dangers et la protection contre les réseaux sociaux

28.02.2026
Collège public Katia KRAFFT
Circonscription n°14
Rhône-Alpes

Député
BOUMERTIT Idir

Après un message de la principale aux parents d'élèves suite à des créations de groupes sur les réseaux sociaux en début d'année, notre classe, la 6E4 a voulu travailler sur les réseaux sociaux. Mme Rieutor, professeur d'histoire-géographie EMC et professeur principale et Mme Bissou, professeur documentaliste et référente Éducation aux Médias et à l'Information, nous ont proposé de participer à ce concours. Voici les étapes qui nous ont permis de réfléchir sur les réseaux sociaux jusqu'à proposer une proposition de loi. 

Séance 1 : définition du sujet "La protection des mineurs face aux dangers des réseaux sociaux". Nous avons décortiqué mot pour mot le sujet en proposant des synonymes ou des exemples notamment sur les dangers face aux réseaux sociaux. Nous avons débattu en classe et certains ont donné leur vécu personnel avec les réseaux sociaux. Notre professeur d'EMC nous a donné un devoir à la maison : lire la BD sur l'Assemblée nationale proposée dans les ressources. 

Séance 2 : explication en EMC et quiz sur la BD "l'Assemblée nationale". Nous sommes revenus sur la BD à lire qui expliquait ce qui se passait à l'Assemblée nationale à travers un quiz sur les lieux, les personnes rencontrées et les lois qui étaient adoptées. 

Notre professeur d'histoire-géographie a annoncé que le député de notre circonscription venait nous rendre visite dans le cadre du projet. Nous avons donc préparé des questions à lui poser sur son métier de député et sur les réseaux sociaux. 

Séance 3 : interview du député (voir photos): le député est venu discuter avec nous en décembre et a répondu à nos questions que ce soit sur son métier de député, sur l'Assemblée nationale ou sur ce qu'il pense des réseaux sociaux. Nous étions volontaires et attentifs et avons bien compris ce qu'est une loi, où est-elle adoptée et comment est-elle adoptée. 

Séance 4 : l'algorithme avec la professeur documentaliste en EMI, nous avons étudié le fonctionnement des réseaux sociaux, et notamment le rôle des algorithmes. Nous avons découvert que les contenus qui apparaissent sur leur fil d’actualité ne sont pas choisis au hasard, mais sélectionnés en fonction de leurs recherches, de leurs « likes », de leurs partages et du temps passé à regarder certaines publications à travers un jeu en groupe.

Nous avons particulièrement travaillé sur la notion de « bulle de filtre ». Les algorithmes peuvent enfermer les utilisateurs dans un univers de contenus similaires à leurs goûts et à leurs opinions. Cela peut limiter l’ouverture d’esprit, renforcer certaines idées sans confrontation à d’autres points de vue et influencer progressivement leur manière de penser.

Séance 5 l’identité numérique : chaque publication, photo, commentaire ou information partagée en ligne laisse une trace durable. Tout est enregistré. 

Nous avons travaillé sur les risques liés à la diffusion d’informations personnelles et sur les conséquences possibles pour la réputation et la vie future. Nous avons identifié des gestes concrets pour mieux se protéger : paramétrer la confidentialité de leurs comptes, choisir des mots de passe sécurisés, réfléchir avant de publier et de ne pas partager d’informations sensibles. Il faut faire attention avant d'accepter les cookies. 

Séance 6 : le droit à l'image : nous nous sommes interrogés sur les photos et vidéos montrant les visages des personnes. Nous avons appris que nous ne pouvons pas poster son visage sans l'accord de la personne ou de ses parents. La question des visages des mineurs sur les réseaux notamment des publications des visages de bébé a créé un réel débat entre nous. Nous avons appris ce que disait la loi sur le droit à l'image. 

Séance 7 : le cyberharcèlement : c'est un réel danger et une forme de harcèlement qui est courante. Elle peut être permanente, rapide et toucher un large public.

À partir d’exemples concrets, nous avons réfléchi aux conséquences pour les victimes, mais aussi au rôle des témoins. Nous avons rappelé les conduites à adopter : ne pas répondre aux messages agressifs, conserver des preuves, signaler les contenus inappropriés et en parler à un adulte de confiance. Nous avons également appris que la loi condamne le cyberharcèlement jusqu'à 45 000 euros d'amende et 3 ans de prison. 

Séance 8, 9, 10 : réflexion et rédaction des quatre articles : avec nos professeurs et en reprenant ce que nous avons vu dans les séances précédentes, nous avons proposé en groupe des idées ou des articles pour trouver des solutions pour nous protéger contre les dangers vus précédemment sur les réseaux sociaux dans notre quotidien. Nous avons ensuite débattu sur les idées que nous gardons et avons proposées des articles de 2 lignes maximum. Nous avons gardé les meilleurs articles en réalisant un vote en classe.

La suite du projet :

Une éducation aux Médias pour tous les élèves : La professeur documentaliste a réalisé ses 3 séances en Éducation aux Médias (algorithme, identité numérique et cyberharcèlement) avec les sept autres classes de 6ème. Certaines classes de cinquième ont réclamé d'avoir également ces séances suite à l'actualité : le président de la République veut interdit les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. 

Un café des parents va être organisé pour présenter le projet et avoir leur avis sur les articles proposés. Cela permettra peut-être d'avoir moins de problèmes avec les réseaux qu'en début d'année. 

Un jeu contre le cyberharcèlement va être proposé aux 6E4 dans le cadre de l'Éducation à l'Information et aux Médias. 

Un cahier d'EMC/ parcours citoyen permet à tous les élèves de garder une trace des projets tout au long de leur scolarité et d'avoir la possibilité de le présenter à l'oral du brevet en 3ème. Le concours du Parlement des enfants et la question de la protection des enfants face aux dangers des réseaux sociaux en feront partie (voir photographies).