Lors de la cinquième séance, nous avons chacun fait un retour de la discussion que nous avions à faire à la maison, avec nos parents. Le maître nous avait demandé d’échanger avec nos parents à propos de la future loi concernant l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il était question de savoir si on était pour ou contre et d’argumenter.
La très grande majorité des parents de la classe et les élèves sont pour l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Les parents pensent que ce n’est pas un endroit pour les enfants. En effet, sur les réseaux sociaux certains adultes se font passer pour des enfants. Les adultes peuvent manipuler les enfants. Sur les réseaux, on peut trouver des pédophiles. De plus, les enfants peuvent voir des images ou vidéos inappropriées, telles que de la pornographie, des jeux dangereux (comme le jeu du foulard), des jeux d’argent et de la drogue (il y a des adolescents qui se filment en prenant du protoxyde d’azote.). Enfin, sur les réseaux, de nombreux jeunes font la course à la popularité et finissent par se faire harceler. Avoir des abonnés ne veut pas dire avoir des vrais amis. Il vaut mieux s’amuser dehors que rester devant un écran.
Quelques parents pensent que ce n’est pas au gouvernement de décider, mais aux parents d’encadrer l’accès aux réseaux. Tout le monde est d’accord pour dire que ce n’est pas évident et que tous les parents et enfants ne jouent pas forcément le jeu.
L’autre travail à faire était de chercher s’il existait déjà des lois qui réglementaient et encadraient les mineurs et l’utilisation des réseaux sociaux.
Nous avons donc cherché à la maison les lois qui existaient déjà. L’article 8 du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) instaure une « majorité numérique » à 16 ans. La loi Informatique et Libertés vont plus loin que le RGPD en abaissant l’âge du consentement autonome à 15 ans. La France reconnaît une maturité numérique plus précoce en exigeant un consentement « conjoint » de l’enfant et du parent pour les moins de 15 ans. Le droit français affirme le principe de participation de l’enfant aux décisions qui le concernent, conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant. Il existe également la loi dite « Studer », loi n° 2020-1266 du 19 octobre 2020 visant à encadrer l'exploitation commerciale de l'image d'enfants de moins de seize ans sur les plateformes en ligne.
Toute la classe est d’accord pour qu’il y ait moins de cyberharcèlements, moins de temps de téléphone et plus de lecture. L’excès de temps d’écran et de consultation des réseaux sociaux peut entraîner des dépressions, une perte de concentration et une addiction. On dort moins quand on regarde tout le temps les réseaux sociaux. Les contenus peuvent être violents ou toxiques. Beaucoup de fausses informations circulent sur les réseaux sociaux et parfois, ça peut aller jusqu’au suicide.