Au début de l'année scolaire, nous avons commencé par nous interroger sur ce que nous appelons "les écrans" en faisant la liste de tous les appareils qui existent autour de nous et qui sont la plupart du temps connectés (téléphones, tablettes, ordinateurs, TV, montres, GPS, tableaux d'affichage, panneaux publicitaires...) Nous avons alors pu faire le constat qu'ils sont omniprésents et qu'il n'existe plus beaucoup d'endroits où il n'y a aucun écran.
Suite à cela, nous avons fait une enquête pour évaluer notre rapport aux écrans.
RESULTAT : dans notre classe de CM2 de 22 élèves, tous les élèves regardent au moins une fois par jour un écran (1h minimum) et le plus souvent pour jouer à des jeux vidéo (Brawl Stars, Roblox...) ou pour communiquer sur un réseau social. 10 enfants ont une tablette à eux et 11 un téléphone ce qui représente 50% des élèves.
Nous avons ensuite travaillé sur le fonctionnement de notre cerveau et ce dont il a besoin pour bien se développer (l'alimentation, le sommeil, l'activité physique et les interactions sociales, le jeu). Et nous avons pu nous apercevoir que lorsque nous passons trop de temps devant les écrans, nous ne répondons plus à nos besoins physiologiques ce qui peut entraîner des problèmes de santé et un mal-être.
Cependant, même en sachant cela, il reste très difficile de se détacher des écrans car, cela procure du plaisir immédiat, alors comment faire ? Même s'il existe déjà une loi interdisant les réseaux sociaux avant 13 ans, cela ne semble pas très efficace car beaucoup la contournent.
Nous avons voulu mener des actions concrètes au sein de l'école pour sensibiliser les élèves et tenter d'apporter quelques solutions. Nous avons imprimé des petites affiches pour faire réfléchir sur le danger des écrans et nous les avons accrochées à différents endroits de l'école ainsi qu'une plus grande sur laquelle nous avons fait des propositions d'activités que nous pouvons faire à la maison pour diminuer son temps d'écran (sous forme de dessins). Des ateliers ont aussi été organisés avec l'infirmière scolaire et un animateur du périscolaire pour parler plus précisément des dangers des réseaux sociaux et de certains jeux.
Nous avons finalement décidé d'axer notre proposition de loi sur les jeux en réseaux.
Lors de temps de travail sous forme de workshop, nous avons tenté de répondre à plusieurs questions sur les dangers qu'ils peuvent représenter et comment les limiter.
Les réponses apportées ont permis d'arriver à des propositions concrètes pour limiter les effets négatifs des jeux en ligne.